BMW semblerait préparer la GS qui manque à sa gamme : une enduro routière bicylindre située entre la F 450 GS et la F 900 GS, avec une roue avant de 21 pouces et une cylindrée d’environ 600 cm³. Les premières images d’un mulet en phase d’essai, publiées par la presse allemande en août 2026, montrent une moto déjà relativement aboutie, même si elle ne dispose pas encore de sa carrosserie définitive.

Attention toutefois à la manière dont cette information doit être interprétée. BMW n’a rien présenté, n’a confirmé aucune donnée technique et n’a communiqué ni nom ni date. Ce qui suit relève donc de l’analyse : ce qui est certain, ce qui est raisonnablement probable et ce qui reste de la pure hypothèse. Cette distinction compte davantage que d’habitude dans ce cas, car des fiches techniques déjà très détaillées circulent au sujet de ce prototype, sans que personne ne les ait encore vérifiées.

Ce que montre le prototype et l’origine de l’information

Les photos volées ont été prises lors d’essais sur route et relayées en Italie par plusieurs médias à partir de la mi-août 2026. La source primaire est le magazine allemand Motorrad, historiquement l’un des plus fiables lorsqu’il s’agit des mulets BMW, puisque les essais se déroulent en grande partie en Bavière et sur les cols alpins.

Détail du bicylindre parallèle et de la roue avant à rayons du prototype BMW en phase d’essai
Le mulet en phase d’essai : fourche inversée, jantes à rayons et échappement provisoire.

Les images permettent de relever certains éléments avec une sécurité raisonnable. La face avant arbore une signature lumineuse à LED en forme de X, clairement dérivée du langage stylistique inauguré par la R 1300 GS. Le bec avant, élément identitaire des enduros de Munich, est absent : il peut s’agir d’un choix stylistique, mais sur un mulet, il est tout aussi plausible qu’il s’agisse simplement d’une pièce qui n’a pas encore été montée. La roue avant mesure 21 pouces. Le système de freinage avant comporte un double disque. Le bras oscillant est en aluminium et le monoamortisseur est articulé latéralement, avec une solution qui rappelle celle de la F 450 GS.

Sur le châssis, les lectures divergent légèrement : certaines analyses le rapprochent davantage de la structure en acier de la F 900 GS que de celle de sa petite sœur. Si ce détail se confirme, il en dirait long sur le positionnement de la moto, car cela signifierait que BMW ne se contente pas de gonfler la plateforme de la 450, mais construit quelque chose d’intermédiaire également au niveau de la partie-cycle.

Ce que BMW a effectivement déclaré est plus limité, mais pas sans importance. Markus Flasch, directeur général de BMW Motorrad, avait déjà expliqué lors de la présentation du concept F 450 GS qu’une famille de modèles naîtrait autour de cette nouvelle architecture bicylindre, et que la GS ne resterait pas seule. À l’EICMA 2025, en parlant des segments sur lesquels la marque est présente, il avait précisément mentionné la catégorie comprise entre 450 et 900 cm³. Aucune de ces déclarations n’annonce une F 600 GS. Toutes deux rendent toutefois l’hypothèse cohérente avec la stratégie annoncée par l’entreprise.

Le vide dans la gamme : 7 000 euros et 41 kilos

Pour comprendre pourquoi cette moto aurait du sens, nul besoin d’indiscrétions : il suffit de regarder le catalogue BMW actuel.

La F 450 GS est une moto accessible avec le permis A2 : bicylindre parallèle de 420 cm³, 48 ch à 8 750 tr/min, 43 Nm à 6 750 tr/min, 178 kg en ordre de marche, roues de 19 et 17 pouces, prix de départ de 7 590 euros. Elle est légère, facile à prendre en main, pensée pour le quotidien et le tout-terrain léger.

La F 900 GS appartient à une autre catégorie : 895 cm³, 105 ch, 219 kg en ordre de marche, roues de 21 et 17 pouces, 14 600 euros. C’est une moto sérieuse, performante en tout-terrain et exigeante lorsqu’il s’agit de la manœuvrer à basse vitesse ou sur des terrains difficiles.

Entre les deux, il y a 41 kilos, 57 ch et environ 7 000 euros. Le fossé est immense, et pas seulement sur le papier. C’est exactement l’espace qu’occupe aujourd’hui la majeure partie du marché européen de l’Adventure : le motard qui a dépassé la phase A2, qui veut une vraie moto pour voyager et s’aventurer sur les chemins, mais qui n’a pas besoin — ou ne souhaite pas gérer — 220 kilos et 100 chevaux.

La question du permis entre également en jeu. La F 450 GS est conçue pour le permis A2 et le reste. En revanche, une moto de 65 à 70 ch entre facilement dans les limites permettant de la brider à 35 kW, puis de la débrider : elle serait donc également accessible à ceux qui sont encore titulaires du permis A2, avec la possibilité de la conserver par la suite. C’est un argument commercial non négligeable, dont Yamaha tire parti depuis des années avec la Ténéré 700 en version bridée.

Le moteur : le 585 de Norton est-il vraiment le même ?

Une précision s’impose ici, car plusieurs reconstitutions ont quelque peu trop simplifié les choses.

Le raisonnement qui circule est le suivant : BMW produit la F 450 GS en Inde avec son partenaire TVS ; TVS possède Norton ; Norton vient de lancer l’Atlas avec un bicylindre parallèle de 585 cm³ développant 70 ch ; la future GS de moyenne cylindrée utiliserait donc ce moteur. Les prémisses sont toutes vraies, mais la conclusion constitue un raccourci.

135 degrés contre 270 : pourquoi le détail compte

Le bicylindre de la F 450 GS possède un vilebrequin à 135 degrés, une solution inhabituelle que BMW a choisie pour obtenir une délivrance régulière à bas régime et une sonorité d'échappement reconnaissable. Le 585 de la Norton Atlas possède en revanche un vilebrequin à 270 degrés, c'est-à-dire le schéma classique des bicylindres parallèles modernes, de la Ténéré à la Transalp. Ce sont deux architectures différentes, aux caractères différents.

Extérieurement, les deux moteurs se ressemblent — ceux qui les ont observés de près ont remarqué des fixations et des couvercles très similaires — et tous deux sortent de l'usine TVS de Hosur. Mais dire qu'il s'agit du même moteur serait inexact. Il est plus juste de dire qu'ils appartiennent à la même famille industrielle et que BMW, si elle souhaite augmenter la cylindrée, dispose déjà de la preuve concrète que cette architecture supporte 585 à 600 cm³ et 70 ch.

Si BMW conserve son calage à 135°, comme cela semble raisonnable pour ne pas dénaturer le caractère du projet, le résultat serait un moteur apparenté, mais pas identique, à celui de Norton. Pour l'instant, aucune confirmation n'existe dans un sens comme dans l'autre.

Ce que signifieraient réellement 65 à 70 ch

Les indiscrétions indiquent une cylindrée comprise entre 585 et 600 cm³ et une puissance comprise entre 65 et 70 ch. Certaines sources vont plus loin et parlent de 590 cm³ et de 65 ch, mais il s'agit de chiffres issus de la presse, et non de données de catalogue.

À les prendre pour argent comptant, ces valeurs placeraient la moto juste sous la Ténéré 700 (73,4 ch) et nettement sous la Transalp (92 ch) et la V-Strom 800DE (84 ch). Ce n'est pas nécessairement un inconvénient : dans cette catégorie, la puissance maximale compte peu, et une moto conçue autour du couple à mi-régime, avec une consommation maîtrisée et un poids contenu, est souvent plus efficace qu'une fiche technique plus fournie. C'est d'ailleurs la même philosophie qui a fait de la Ténéré 700 une référence, bien qu'elle soit, sur le papier, la moins puissante de ses rivales.

21 à l'avant, 18 à l'arrière. Ou 17 ?

La roue avant de 21 pouces est l'élément le plus significatif de toute l'affaire, car elle constitue une déclaration d'intention. Qui monte une roue avant de 21 pouces ne construit pas un crossover : il construit une moto qui doit être efficace sur les chemins.

Une jante de 21", associée à un pneu à flanc haut, absorbe mieux les obstacles, ne « bute » pas sur les rochers et les marches, et maintient une trajectoire plus stable sur les terrains meubles. Le prix à payer se fait sentir sur l'asphalte : direction plus lente, précision moindre dans les virages rapides, sensibilité accrue aux ornières. C'est le compromis qu'acceptent la Ténéré 700, la Tuareg 660 et la F 900 GS elle-même.

Le doute sur la roue arrière

Pour la roue arrière, les sources ne sont pas d'accord, et il est juste de le dire clairement plutôt que de retenir la donnée la plus commode.

Plusieurs médias italiens parlent d'une roue de 18 pouces, une dimension cohérente avec l'orientation tout-terrain et qui alignerait la moto sur la Ténéré 700. D'autres reconstitutions, fondées sur l'analyse des mêmes images, indiquent un 150/70-17, c'est-à-dire la solution adoptée par la F 900 GS, sans exclure le 18 pouces. Sur les prototypes d'essai, il est normal que les deux configurations soient testées.

La différence n'est pas cosmétique. La roue arrière de 18 pouces élargit considérablement le choix de pneus tout-terrain sérieux et améliore la résistance de la jante aux chocs ; le 17 pouces offre un plus grand choix de pneus routiers, des coûts inférieurs et un comportement plus naturel sur l'asphalte. Tant que BMW ne l'aura pas confirmé, ce point reste ouvert.

Le reste de la partie-cycle

Les informations disponibles évoquent une fourche inversée, des débattements d'environ 200 mm, une hauteur de selle de l'ordre de 850 à 900 mm et un poids en ordre de marche inférieur à 200 kg. Le double disque avant, s'il est confirmé, constituerait un net progrès par rapport au disque simple de la F 450 GS et serait cohérent avec une vitesse maximale supérieure. Il est également question de l'embrayage automatisé Easy Ride Clutch, déjà disponible sur la 450 en version Trophy, mais aucun de ces éléments n'a été communiqué officiellement.

BMW contre Yamaha Ténéré 700

La Ténéré 700 est la référence naturelle, et pas par paresse journalistique. C'est la moto qui a défini la catégorie : cadre à double berceau en acier, roues de 21 et 18 pouces, électronique volontairement minimaliste, moteur CP2 de 689 cm³ développant 73,4 ch, 208 kg en ordre de marche et prix d'entrée de 10 999 euros. Elle a bâti son succès sur une idée simple — peu d'équipements, mais les bons — et sur une communauté d'utilisateurs extrêmement active.

Voici où se situerait la future BMW, avec l'avertissement que toutes les données concernant BMW sont des hypothèses ou des rumeurs et qu'aucune n'est officielle.

Caractéristique Future BMW GS de moyenne cylindrée (estimation) Yamaha Ténéré 700 (donnée catalogue)
Moteur Bicylindre parallèle, refroidi par liquide (probable) Bicylindre parallèle CP2, 270°
Cylindrée 585-600 cm³ (estimation) 689 cm³
Puissance 65-70 ch (estimation) 73,4 ch à 9 000 tr/min
Couple N/D — pas encore communiqué 68 Nm à 6 500 tr/min
Poids en ordre de marche Moins de 200 kg (objectif supposé) 208 kg
Roue avant 21" (visible sur le prototype) 21" à rayons
Roue arrière 18" ou 17" — sources divergentes 18" à rayons
Frein avant Double disque (visible sur le prototype) Double disque de 282 mm
Suspensions Fourche inversée, ~200 mm (probable) 43 mm réglable, 210 mm à l'avant / 200 mm à l'arrière
Électronique N/D — pas encore communiqué Accélérateur électronique, contrôle de traction, ABS déconnectable
Réservoir N/D — pas encore communiqué 16 litres
Hauteur de selle 850-900 mm (hypothèse) 875 mm
Version A2 Bridage plausible, non confirmé Disponible en 35 kW
Prix N/D — non communiqué (on suppose autour de 10 000 €) À partir de 10 999 €
Nom N/D — non communiqué Ténéré 700
Disponibilité Hypothèse pour 2028, non confirmée En vente

Là où la BMW pourrait avoir un avantage

Si l’objectif d’un poids inférieur à 200 kg était respecté, la BMW arriverait plus légère que la Ténéré, et dans cette catégorie, dix kilos se ressentent vraiment : lors des manœuvres à l’arrêt, pour la relever après une chute et en conduite debout sur un sol meuble. Le deuxième avantage prévisible est l’équipement électronique : BMW est habituée à proposer un écran TFT, des modes de conduite, l’ABS en virage et le régulateur de vitesse, même sur ses modèles d’entrée de gamme, tandis que la Ténéré reste volontairement dépouillée. Le troisième est le réseau : l’assistance, les pièces de rechange et les financements BMW constituent un argument concret pour les voyageurs.

Là où la Ténéré reste en avance

La Ténéré 700 existe, s’achète aujourd’hui et bénéficie de sept ans de développement, de pièces de rechange et d’équipements aftermarket. Le moteur CP2 jouit d’une réputation de robustesse éprouvée sur le terrain, et la disponibilité d’accessoires dédiés à la Ténéré 700 est l’une des plus vastes du segment — un facteur que les grands voyageurs prennent en compte avant la fiche technique. Et elle dispose de 100 cm³ de plus : sur autoroute, avec des bagages et un passager, cela se ressent.

Pas seulement la Ténéré : la catégorie intermédiaire est très concurrentielle

Si la cylindrée définitive s’arrêtait réellement autour de 600 cm³, la BMW se retrouverait dans une position particulière : en dessous de presque toutes ses rivales annoncées.

  • Honda XL750 Transalp — 755 cm³, 92 ch, 210 kg, jantes de 21 et 18 pouces, tarif autour de 11 000 euros. C’est la plus routière du groupe en matière de réglages, mais aussi la plus complète en rapport équipement/prix.
  • Suzuki V-Strom 800DE — 776 cm³, environ 84 ch, 21 et 17 pouces, la plus lourde du comparatif. Moins incisive en tout-terrain, elle est très solide pour le tourisme.
  • Aprilia Tuareg 660 — 659 cm³, 80 ch, la plus légère et la plus efficace dans les virages, avec des jantes à rayons tubeless. Historiquement, c’est aussi la plus chère.
  • CFMOTO 800MT-X — 799 cm³, environ 95 ch, moteur dérivé de KTM, prix agressif. C’est la variable qui redéfinit les attentes en matière de prix dans le segment.
  • KTM 790 et 890 Adventure — réglage plus sportif et tout-terrain extrême, avec un écart de prix important entre les deux.
  • Norton Atlas — 585 cm³, 70 ch, roue avant de 19", prix d'appel européen autour de 9 250 euros. C'est le véritable révélateur : elle montre ce qu'il est possible de faire aujourd'hui avec cette cylindrée et à quel prix.

L'analyse est double. D'un côté, une BMW de 600 cm³ risquerait d'être la moins puissante de la catégorie. De l'autre, c'est précisément pour cette raison qu'elle pourrait attaquer par le bas : coûts industriels inférieurs, poids inférieur, prix inférieur. Elle ne rivaliserait pas avec la Transalp en termes de performances, mais lui prendrait des clients grâce à son accessibilité — et serait la seule de cette catégorie à arborer l'hélice sur le réservoir.

Qui achèterait cette BMW

Le profil qui se dessine n'est pas celui du client de maxi-trail. Il s'agit d'un public assez précis :

  • ceux qui sortent de l'A2 avec une F 450 GS et veulent rester dans la famille en passant à une cylindrée supérieure sans aller jusqu'à la 900 ;
  • ceux qui trouvent la F 900 GS trop haute, trop lourde ou trop chère ;
  • ceux qui utilisent leur moto tous les jours et recherchent le week-end des chemins blancs, pas de l'enduro extrême ;
  • ceux qui ont un maxi-trail au garage et voudraient quelque chose de plus léger comme seconde moto pour les voyages tranquilles ;
  • ceux qui achèteraient aujourd'hui une Ténéré 700, mais veulent davantage d'électronique et un réseau d'assistance plus étendu.

Il existe aussi une part de marché moins évoquée : les personnes qui se tournent vers l'Adventure après quarante ans, avec un budget moyen et aucune envie de gérer une moto imposante. Ce public est en croissance et BMW l'atteint mal aujourd'hui, car elle n'a rien à proposer entre 178 et 219 kg.

Pourquoi une GS de 600 cm³ serait stratégique

Le segment des Adventure de moyenne cylindrée a progressé pour une raison simple : les maxi-trails sont devenus des motos très performantes, mais aussi très grandes, coûteuses à l'achat et à l'entretien. Ceux qui voyagent vraiment — pas ceux qui s'imaginent voyager — se sont rendu compte qu'une moto de 200 kilos est plus utile qu'une de 250 lorsque la route s'arrête, lorsqu'il faut la charger sur un ferry ou lorsqu'elle tombe dans le sable.

Pour BMW, il y a aussi des raisons industrielles. La plateforme bicylindre développée à Munich et produite en Inde affiche des coûts de production compétitifs et un potentiel d'augmentation de la cylindrée déjà démontré. Chaque modèle supplémentaire construit sur cette base amortit l'investissement initial, et c'est exactement le raisonnement exposé publiquement par Flasch lorsqu'il a parlé d'une famille de modèles autour de la F 450. Une GS de cylindrée moyenne ne serait probablement que le premier de ces modèles : les mêmes projections évoquent un roadster dérivé, mais cela reste une hypothèse.

Il convient de rappeler que BMW a déjà été présente sur ce segment. L'histoire de la famille GS passe par des modèles comme la F 650 GS, qui a été pour toute une génération de motocyclistes européens la porte d'entrée vers le tourisme à moto. Un retour dans cet espace ne serait pas une nouveauté absolue : ce serait un retour.

Quand pourrait-elle arriver

L'indication la plus récurrente est 2028, avec un début de production prévu au second semestre. Il faut le dire clairement : BMW n'a communiqué aucune date, et une moto aperçue aujourd'hui en essais avec une carrosserie provisoire a encore un long parcours devant elle, entre homologation, industrialisation et mise au point. Les programmes peuvent prendre du retard, changer ou être réorganisés.

Si le calendrier était respecté, la présentation officielle aurait vraisemblablement lieu à l'EICMA 2027, pour une arrivée en concession dans le courant de 2028. Certains vont même jusqu'à envisager une présentation dès l'EICMA 2026, mais à ce stade, rien ne permet de l'étayer.

Comment s'appellera-t-elle

Les deux hypothèses qui circulent sont F 600 GS et F 650 GS. La première est cohérente avec la nomenclature actuelle, qui utilise la cylindrée arrondie ; la seconde ferait renaître une désignation à la forte valeur affective en Europe. Il existe également l'hypothèse, plus romantique que concrète, d'une référence à l'ancienne appellation Dakar.

Aucune des trois n'est confirmée. Il est bon de rappeler qu'avec la F 450 GS, la cylindrée réelle est de 420 cm³ et la désignation reste 450 : BMW arrondit à des fins de positionnement commercial, et non par précision métrique. Ainsi, même une cylindrée de 585 ou 590 cm³ pourrait tout à fait s'appeler 600 — ou 650, si le marketing décidait que la mémoire compte davantage que la cohérence.

Ce que nous savons jusqu'à présent

Élément Statut Détail
Existence d'un prototype en phase d'essais 🟡 probable Documenté par des photos espion publiées par la presse allemande, ni démenti ni confirmé par BMW
Intention de BMW d'élargir la famille F 450 ✅ confirmé Déclarations publiques de Markus Flasch
Modèle de série annoncé ❓ inconnu Aucun communiqué officiel de BMW Motorrad
Architecture moteur 🟡 probable Bicylindre parallèle dérivé de l'architecture de la F 450 GS
Cylindrée 🟡 probable 585-600 cm³ selon les rumeurs
Puissance 🟡 probable 65-70 ch selon les rumeurs
Roue avant 🟡 probable 21 pouces, visible sur les images du prototype
Roue arrière ❓ inconnu Sources divergentes entre 18" et 17"
Double disque avant 🟡 probable Visible sur les images du prototype
Poids ❓ inconnu Objectif supposé : moins de 200 kg
Embrayage Easy Ride Clutch ❓ inconnu Hypothèse fondée sur la disponibilité de la F 450 GS
Année de lancement ❓ inconnu Hypothèse récurrente : 2028
Prix ❓ inconnu Aucune indication officielle
Nom commercial ❓ inconnu Les F 600 GS et F 650 GS sont des hypothèses journalistiques

Le tableau, en résumé

Il existe un prototype. Il y a un vide évident dans la gamme BMW. Il existe une plateforme technique qui peut évoluer vers une cylindrée supérieure, et cela a déjà été démontré industriellement. Des déclarations officielles confirment la volonté de construire une famille autour de cette base.

À ce jour, il n’existe pas de BMW F 600 GS. Il existe une hypothèse très solide selon laquelle elle verra le jour. Pour ceux qui choisissent actuellement une Adventure de moyenne cylindrée, cette information ne change rien de concret : la Ténéré 700, la Transalp et la Tuareg 660 restent ce qu’elles sont. En revanche, pour ceux qui peuvent attendre deux ans, il vaut la peine de surveiller l’EICMA 2027.

Foire aux questions

BMW a-t-elle confirmé la nouvelle GS de moyenne cylindrée ?

Non. BMW Motorrad n’a publié aucun communiqué officiel concernant une GS située entre la F 450 GS et la F 900 GS. Seules les déclarations générales du PDG Markus Flasch sont confirmées, concernant l’intention de développer une famille de modèles autour de la nouvelle architecture bicylindre.

Quand arrivera la nouvelle BMW GS de moyenne cylindrée ?

L’hypothèse récurrente est 2028, mais ce n’est pas une date officielle. BMW n’a communiqué aucun calendrier et les programmes de développement peuvent changer.

Combien de chevaux aura-t-elle ?

Les rumeurs évoquent 65 à 70 ch. Aucune donnée officielle n’existe. À titre de référence, la F 450 GS développe 48 ch et la F 900 GS 105 ch.

Quel moteur utilisera-t-elle ?

Vraisemblablement un bicylindre parallèle dérivé de l’architecture de la F 450 GS, porté à environ 585-600 cm³. Il n’est pas confirmé qu’il partagera des composants avec le moteur de 585 cm³ de la Norton Atlas, qui provient du même groupe industriel TVS, mais adopte un calage différent du vilebrequin (270° contre 135° pour BMW).

Sera-t-elle une rivale de la Yamaha Ténéré 700 ?

Par sa conception — roue avant de 21 pouces, vocation tout-terrain et cylindrée moyenne — la comparaison est inévitable. Sur le papier, la BMW serait toutefois moins puissante et potentiellement plus légère ; elle ne serait donc pas une rivale en concurrence directe, mais un modèle complémentaire.

Quelles roues aura-t-elle ?

La roue avant de 21 pouces est visible sur les images du prototype. À l’arrière, les sources divergent : certaines indiquent 18 pouces, d’autres 17. BMW n’a rien communiqué.

Combien pourrait-elle coûter ?

Il n’existe aucune indication officielle. Compte tenu de son positionnement entre les 7 590 euros de la F 450 GS et les 14 600 euros de la F 900 GS, ainsi que des prix de ses rivales directes, on suppose un tarif autour de 10 000 euros. Cela reste une estimation invérifiable.

Comment se positionnera-t-elle par rapport à la F 450 GS ?

Et de manière nette : plus de cylindrée, plus de puissance, un double disque avant, une roue avant de 21 pouces au lieu de 19, ainsi qu’une orientation davantage axée sur le tout-terrain et le voyage. La F 450 GS resterait l’entrée de gamme accessible avec le permis A2.

Comment se situera-t-elle par rapport à la F 900 GS ?

En dessous, tant en matière de performances que de poids et de prix. La F 900 GS resterait le choix de ceux qui recherchent des performances élevées et de véritables capacités de voyage au long cours.

Sera-t-elle adaptée au tout-terrain ?

Les indices vont dans ce sens : une roue avant de 21 pouces, de grands débattements de suspension et un poids contenu sont les bonnes conditions. Mais tant que nous ne disposerons pas de données définitives sur le poids réel, la géométrie et les réglages, toute évaluation reste prématurée.

Comment s’appellera-t-elle ?

On ne le sait pas. Les appellations les plus souvent avancées par la presse sont F 600 GS et F 650 GS. BMW n’a enregistré ni communiqué publiquement aucune dénomination.

Y aura-t-il des accessoires dédiés ?

Pas encore. Tant que la moto n’existe pas en version de série, il n’existe pas d’accessoires compatibles : toute indication de compatibilité actuellement en circulation serait sans fondement. Pour ceux qui recherchent des solutions pour les Adventure actuellement commercialisées, notre guide des accessoires pour motos Adventure est un bon point de départ.

Sources et informations complémentaires

  • BMW Motorrad Italia — page officielle de la BMW F 450 GS (données techniques et tarif)
  • BMW Motorrad Italia — page officielle de la BMW F 900 GS
  • BMW Group PressClub — communiqué officiel BMW Concept F 450 GS
  • Motorrad (Allemagne) — premières photos volées du prototype de moyenne cylindrée
  • Moto.it — déclarations de Markus Flasch à l’EICMA 2025 et fiches techniques tarifaires
  • Dueruote — entretien avec Markus Flasch sur la famille de modèles dérivée de la F 450
  • Norton Motorcycles — données techniques officielles de l’Atlas 585
  • Yamaha Motor Italia — données techniques officielles de la Ténéré 700

Crédits photographiques : les images du prototype publiées dans cet article ont été prises par Moto.it, qui les a diffusées en Italie. Les clichés originaux proviennent de la presse spécialisée allemande.

Article mis à jour le 1er septembre 2026. Toutes les données relatives à la future BMW de moyenne cylindrée sont des rumeurs ou des hypothèses : aucune information n’a été confirmée par BMW Motorrad. Nous mettrons cette page à jour dès que des communications officielles seront disponibles.

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